Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 14:16

 MON COMBAT,
JOUR APRES JOUR


J
e m'appelle Magali, je suis née le 9 mars 1967, à Limoges.


A 28 ans, je suis victime du fléau routier, qui détruit ma vie de femme.
(Grave traumatisme crânien)



MA VIE A BASCULE LE 14 DECEMBRE 1994


Au moment de l'accident, je travaillais à mi-temps  en tant que secrétaire dans une entreprise de nettoyage industriel.

C'était  un mercredi à 8 h 20.


Comme chaque matin, je me rendais à mon travail au volant  de ma MINI AUSTIN.

Engagée sur la bretelle d'autoroute, l'affluence du moment ne m'a pas permis de me glisser dans le trafic,  j'ai donc été obligée de m'arrêter en bout d'accès afin de laisser la priorité aux autres automobilistes, lorsqu'une FORD SIERRA m'a percutée à l'arrière et m'a projetée sur l'A 20.

A cet instant, tout va très vite, les secours sont arrivés  (pompiers, S.A.M.U) grâce à un cibiste. (car à  l'époque  il y avait peu de portables).

  Mon Austin Mini
  Voilà l'état dans lequel se retrouvent les deux voitures à la casse.

J'ai été transporté au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Limoges dans un état grave


avec arrêt cardio-respiratoire dans les minutes ayant suivi l'accident, puis, récupération après manoeuvres de réanimation (massages cardiaques externes, ventilation artificielle et injection d'adrénaline).

Mes parents sont  immédiatement  prévenus par l'hôpital que mon état est jugé préoccupant, alarmant, voire catastrophique.
 
Un glasgow* initialement à 3 qui s'améliore rapidement jusqu'à un score de 6.
* (L'échelle de glasgow permet l'évaluation de l'état de conscience à un instant donné et de suivre l'évolution).
 
Les différents scanners mettent en évidence une fracture de la paroi antérieure de la carotide droite au niveau du sinus sphénoïdal ainsi que des fractures du rocher droit et gauche, de la selle turcique, oedèmes importants, saignements des deux oreilles, du nez et de la bouche.

Mon état nécessite une ventilation assistée à long terme avec trachéotomie, ceci en raison de la persistance du coma.
Le calvaire commence pour mes parents et mon ami. Trois longs mois d'attente sans avoir l'espoir de réveil selon les médecins de réanimation.

Mon entourage et le corps médical craignaient  un coma végétatif voire une mort éventuelle car j'avais une forte température, un rythme cardiaque élevé au risque de fatiguer le coeur, ce qui inquiétait le corps médical.

Papa  travaillant sur place venait me rendre visite chaque matin.
Des heures, des jours, des mois à attendre ...
Mes parents avaient enregistrés leurs voix sur un magnétophone pour me faire écouter mes mélodies et mes airs préférées afin de stimuler mon cerveau.
Des visites quotidiennes et interminables pour ma famille qui a fait preuve de courage lors de cette longue attente.

Puis un jour, ce fut un réveil très long, pénible qui a pu donner enfin de l'espoir car selon les médecins un état végétatif était possible.

Suite à ce séjour en réanimation, je suis tranférée dans le service de neuro-traumatologie pour un avis médical (voir si mon état nécessitait une éventuelle intervention crânienne).
Il s'avère que non.

Mes parents ne gardent pas un très bon souvenir de ce service car durant un séjour bref mais malheureusement existant, j'ai failli à nouveau perdre la vie (j'étais en train de me cyanoser car l'on me mettait une canule sans trou et l'on disait à mes parents que je ne faisais aucun effort pour respirer)
.



UNE NOUVELLE VIE APRES LE COMA...ET LE DEBUT DE MON CAUCHEMAR



Je suis transférée en : UNITE DE PSYCHO-REHABILITATION DES BLESSES DE L'ENCEPHALE.
Dans ce service, on est considéré pour un moins que rien parce que l'on a eu le cerveau abimé voire lésé. On considère qu'aucune récupération n'est possible. Il a fallu tout réapprendre : à déglutir, à manger, à parler, à écrire etc...
La liste serait trop longue à énumérer.

Entre autre, un problème de canule trachéale (j'avais une canule sans trou),  le corps médical disait à mes parents que je ne faisais aucun effort alors que je me cyanosais par manque d'oxygène.
Je ne remercie pas ce service.

Je suis restée près d'un an en fauteuil roulant. Mes parents me réconfortaient tant bien que mal avec "séance de maquillage et shopping."


Ma première permission a été des vacances à Pornichet  où j'avais fait d'énormes progrès grâce à une excellente kinésithérapeute. J'ai fait mes premiers pas depuis l'accident, mais ces progrès ne furent pas suffisants car de retour à l'hôpital, l'équilibre me manquait toujours et j'ai fait une chute à l'arrivée de mes parents qui ont accouru pour que ma tête ne se fracasse pas contre le sol.
 

Le service de psycho-réhabilitation m'a laissé souffrir toute la nuit et ce n'est que le lendemain matin que je me suis retrouvée aux urgences en radiologie.

Ma jambe avait doublé de volume et j'avais très mal. Au total, fracture de la malléolle externe et du  péroné puis pose d'une broche.


Trois longs mois de plâtre sans la moindre rééducation par la suite.

Les médecins ont fait comprendre à mes parents et à mon ami que les séquelles de mon traumatisme crânien allaient me laisser lourdement handicapée. A partir de ce moment là, il faut se battre, se débrouiller seul, par ses propres moyens.

Mes parents, désespérés, ont eu recours à un guérisseur qui a stoppé une dépression nerveuse et mon ami m'amenait chaque mois chez un médecin énergétique en Charente car mes énergies étaient inhibées et mal réparties. J'étais devenue une loque humaine.
Ils ont tout tenté et je les en remercie.


Mon beau-père avait même prit trois mois de congés sans solde et prévu plus si nécessaire.
Tous les jours,  il venait me faire marcher en me soutenant sous les bras, me faisant avancer les jambes, en essayant de garder mon équilibre. 
J'ai aussi réappris à faire fonctionner mes mains, mes doigts... et beaucoup d'autres choses. Je crois avoir lutté, mais inconsciemment.

Après diverses tentatives, j'ai pu suivre une rééducation fontionnelle (hospitalisation de jour) où je me rendais en ambulance chaque matin.  Là-bas, j'ai rencontré des gens formidable, la plupart accidentés, mais avec une envie de se battre qui me surprenait un peu plus chaque jour.

Suite à cette rééducation, car délaissée par ce même centre, j' ai poursuivi une rééducation chez un kinésithérapeute en libéral qui a fait un travail formidable. Il m'a débloqué de partout car je marchais comme un pantin. Des mois de rééducation pour réapprendre à vivre. J'étais totalement dépendante de ma famille.

Il y a aussi eu, la piscine une fois par semaine (aquagym, équilibre...), réapprendre à coordonner les mouvements de la nage.
Bref, que ce soit sur terre ou dans l'eau, j'ai eu une deuxième vie.

Pour en revenir à mes séquelles, pour moi, une des plus invalidantes reste "l'équilibre" et croyez moi c'est  très dur d'essayer d'acquérir ce qui était inné dès son plus jeune âge
En plus de ma rééducation fonctionnelle, je fais chaque jour un peu plus de 5 kilomètres de vélo d'appartement, de l'équilibre et lorsque le temps me le permet, je sors marcher à l'extérieur, mettre en pratique ce que m'apprend le kinésithérapeute.
Deux fois par semaine, je me rends accompagnée de mon beau-père dans un centre de remise en forme où je suis un programme pour muscler l'ensemble de mon corps pour mieux le maîtriser et chaque samedi matin, avec mon ami, nous allons marcher dans les bois de la Bastide.
J'effectue également chaque semaine l'entretien de ma maison (type F4), le repassage et un peu de cuisine.
J'envisage dans un proche avenir de reprendre des leçons de conduite, mais je sais, qu'il va me falloir un énorme courage pour franchir le pas car j'avoue avoir très peur.


Je m'intéresse également à la lecture : les histoires vécues et le médical. Je me documente beaucoup et j'essaie de me mettre en relation avec des personnes qui ont connu voire survécu à un accident.
 
Ensuite, je souhaiterai reprendre une activité professionnelle mais ceci reste en suspens car personne ne peut me dire à quel point une récupération est possible.  J'en parle à mon ami, à mes parents mais je refuse d'aller trop vite de peur de me décevoir ou de décevoir les miens.

J'avoue en avoir quelquefois assez de me battre mais je suis consciente que ma vie est un
éternel combat avec de nouveaux challenges.

Puis, il y a eu une période où je ne supportais vraiment plus de me regarder dans une glace et voir cette cicatrice de trachéotomie inesthétique. J'ai donc prit un rendez-vous auprès d'un chirugien-plasticien et nous avons convenu d'une date d'intervention. L'opération a été un succès, la cicatrice est belle.

J'ai oublié de vous dire qu' avant  l'accident,j'étais coquette, l'esthétique comptait beaucoup. J'étais tirée à quatre épingles. C'est peut-être un peu moins le cas aujourd'hui même si cela reste toujours  très important pour moi.
Mais j'ai d'autres préoccupations : un ami, une maison, et  une rééducation journalière (équilbre, vélo, gymnastique...). Je me bats pour acquérir une bonne autonomie mais ce n'est pas simple, bien au contraire et j'en suis consciente. J'ai la chance d'être bien entourée, mes parents et mon ami ont toujours été présent à mes côtés.
Je suis une personne différente car après avoir subi ce que j'ai subi ma façon de voir la vie a changé. Six années se sont écoulées et je ne peux pas être resté la jeune fille insouciante  que j'étais. Je pense différemment sur beaucoup de choses et ce qui était mes priorités, aujourd'hui l'est moins.

Je ne suis pas autorisée à travailler car mes mouvements sont lents, réduits. (De nos jours on nous demande de la rentabilité).
J'avoue certains jours avoir des idées dépressives et de me dire,  pourquoi moi ?
je sais qu'il y a pire que moi mais de penser cela ne me console pas car je pense être une cible priviliégée au malheur :
Maladie incurable à l'adolescence, accident grave 12 ans après.

Je tiens à remercier le service de réanimation pour son dévouement, ainsi qu'un kinésithérapeute qui m'a fait prendre conscience qu'avec du travail et de la persévérance une récupération reste possible.



Cette histoire que vous venez de lire est du passé, car trois années plus tard il y a eu encore beaucoup d'autres changements dans ma vie.
J'ai voulu que l'on vende notre pavillon car je m'ennuyais à mourir à Panazol. Mon ami l'a très bien compris et n'a pas été contre. Nous avons opté pour l'achat d'un appartement en ville plus accessible pour moi que notre maison car,  sans moyen de transport ou très peu, ce n'est pas évident.
Après diverses recherches dans les agences immobilières pour connaître les différentes constructions à venir, nous avions choisi un projet près du centre ville de Limoges.
Nous avons vendu notre pavillon plus vite que prévu et avons dû nous installer en location dans l'attente de la livraison de notre appartement.


De là, s'en est suivit notre rupture.

Je n'étais pas complétement épanouïe et je refusais de l'admettre, nous avions de graves problèmes relationnels que nous avons essayés de résoudre par divers moyens notamment par le biais d'une psychologue qui en a déduit qu'il n'y avait plus rien entre nous. Je le savais mais Eric refusait de l'admettre
.
Un jour, après un désaccord j'ai décidé de rompre même si je savais que j'allais souffrir mais j'étais consciente qu'il ne m'aimait pas comme je voulais être aimée et cela ne servait à rien de persévérer.

Je veux être importante aux yeux de l'autre ( je pense que je l'étais car il me l' a prouvé à maintes reprises). Je crois qu'il faut savoir tourner la page, tirer un trait.

J'ai décidé de quitter mon ami, de vendre l' appartement que nous devions aller habiter, et je suis revenue vivre chez mes parents pour envisager mon avenir sans précipitation.
Je ne m'étais pas rendue compte  à quel point j'en étais arrivé. Une personne quelconque, sans goût de  la vie.
Mes parents m'ont fait prendre conscience que ce n'était pas la Magali qu'ils connaissaient et aujourd'hui ma vie a changé. Je  côtoie plein de gens, je fais des choses intéressantes même si l'handicap met  pas mal d'obstacles à ma vie de tous les jours.

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai honte d'être une personne handicapée, voire différente de celle que j'étais avant.

Je souhaite, aujourd'hui m'investir le plus possible dans des choses qui m'intéressent. Comme aller dans les écoles pour sensibiliser les jeunes sur l'handicap. Nous sommes une équipe de cinq ou six personnes avec des handicaps différents. A mon niveau c'est pour les sensibiliser car un accident de voiture est vite arrivé malgré la vigilance de chacun.


J'ai aussi tourné un court métrage :
Ce film parle de la difficulté de relation et de communication entre les personnes en situation de handicap et les personnes valides. 

Cette pièce a été créée pour une manifestation de l'Association des Paralysés de France dans le but d'amener une réflexion sur le handicap.
Je m'investis dans toutes les manifestations qui sont organisées par l'association. (animations scolaires, journées de revendications : changeons de regard...)


Je me rends toujours à deux séances de rééducation  par semaine à 50 mètres de chez moi, et 1 à 2 fois par semaine à l' Association des Paralysés de France pour travailler sur ordinateur.
Il m'est interdit d'aller faire de la musculation en salle car j'ai trop de spasticité (raideur au niveau des muscles).

Tous les samedis soir, je sors en discothèque et là c'est compliqué, car 80 % des gens s'intéressent à moi, veulent comprendre pourquoi je suis comme ça, avec mes problèmes d'équilibre et 20 % des autres me regardent bizarrement, se demandant si je suis  normale et ne cherchent surtout pas à comprendre.

Comme quoi  je sais maintenant, qu'il y a sur cette terre, des gens bêtes qui ne jugent que sur les apparences.

Il y a un peu plus d'un an, j'ai voulu savoir si j'étais capable de reconduire.
J'ai donc repris une quinzaine de leçons de conduite et, à ce moment là, mon médecin traitant m'a vivement conseillée de passer devant la préfecture pour savoir si elle m'autoriserait à reconduire. Suite à cela, j'ai eu un examen médical devant deux médecins.
Puis, l'un des deux a souhaité me faire passer des tests psychotechniques.

Les tests étant tous réussis, j'ai eu la bonne surprise de recevoir à nouveau mon permis de conduire et j'ai de nouveau craqué pour l'achat d'une MINI  COOPER.

Je conduis peu car j'ai peur des autres et je n'en ai pas une grande utIlité donc, avec mes parents, nous avons décidé d'acheter une voiture et l'on s'arrange en fonction des besoins de chacun.


JANVIER 2008 
Ce qui n'était pas le cas après avoir quitté Eric, aujourd'hui, je me sens prête psychologiquement à prendre mon indépendance. Fin janvier, j'ai fait une demande d'appartement car je suis impatiente d'avoir mon petit chez moi et de reprendre une vie de femme car il faut reconnaître que de revenir chez mes parents, c'était provisoire.


Je continue à me perfectionner sur ordinateur en allant dans une structure informatique à Panazol, ayant accès à internet.

JUILLET 2009
J' ai enfin visité mon futur appartement.




 niveau santé :
Actuellement, j'ai des problèmes d'équilibre (car j'ai eu un hématome important qui a détruit des cellules nerveuses) et j'ai aussi un ralentissement au niveau moteur.
Je continue à récupérer mais jusqu'à quel point ? Dieu seul le sait.


Conclusion : j'ai perdu toute estime de moi et je n'arrive pas à puiser au fond de mon corps toutes les ressources nécessaires pour me reconstruire et je préfère me taire que d'avouer mon mal-être.

Je sais pertinemment que je ne m'accepterai jamais et que je donne à tout le monde l'image d'une FEMME qui accepte son handicap mais je ne ressens que de l'incompréhension de la part de tous, car personne ne se rend compte à quel point cela peut être dur physiquement et psychologiquement d'avoir le statut d'une personne handicapée après avoir connu le monde  des valides.


J'ai l'impression d'avoir tout perdu : ma joie de vivre, mon enthousisme et surtout toute la confiance en moi. Rien ne sera plus jamais pareil. Chaque jour je me demande, mais pourquoi moi ?


JE N'ARRIVE PAS A M'EPANOUIR ET JE NE SAIS POURQUOI



J'ai lu cette citation un jour : "JE PENSE QU'IL FAUT APPRENDRE A SURVIVRE ET PARFOIS A SE RECONSTRUIRE APRES UN ACCIDENT."

Pour ma part, je sais que c'est impossible, car je ne pourrais jamais, jamais faire le deuil de la personne que j'étais.
Ceci est plus fort que moi, voire impossible.


Ceci est mon histoire
Si vous souhaitez  me dire un petit mot n'hésitez pas à me laisser un commentaire.







Par magali - Communauté : Les accidentés de la route
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 18:31

Je suis enfin chez moi, indépendante et heureuse car à 42 ans, j'ai cru que ce jour n'arriverait jamais.
Ce n'est pas facile tous les jours, je le reconnais.  J'arrive même à m'ennuyer entre mes quatre murs mais j'ai voulu mon indépendance donc j'assume.

Par magali - Communauté : Les accidentés de la route
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Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 17:12

Après mon indépendance, seule dans mon appartement, je m'incris sur un site pour dialoguer uniquement.

 

Je rencontre des gens formidables qui deviennent mes amis. Ils s'appellent Yves et Alban.

 

J'ai eu aussi des histoires où leurs intentions étaitent toutes autres. Les abus d'internet !!!

 

Heureusement, j'ai toujours refusé de rencontrer ces personnes. J'ai d'ailleurs découvert par la suite que certains, malgré leurs belles paroles, étaient de sacrés menteurs.

 

Mais un jour, par hasard, quelqu'un qui vient de s'incrire sur le site attire mon attention. Il se dit ingénieur, mais je ne le crois pas !!

Il s'appelle Carlos et a 46 ans.

 

C'est le 01 juin 2010.

 

Je l'envoie directement sur mon blog pour voir sa réaction.

 

Et là, surprise !! Il me comprend. Il a lui même vécu un accident de plongée et a affronté la rééducation.

Lui aussi a son combat !!!

 

On tchatte des heures et des heures tous les soirs.

 

Encore un point commun, il habite Toulouse mais est originaire de Limoges. Il vient de temps en temps voir ses parents. Il me propose d'ailleurs que l'on se rencontre lors de sa prochaine venue, soit à peine 2 semaines après notre premier Tchat.

 

Je suis sur la défensive car j'ai du mal à imaginer que quelqu'un puisse me comprendre et je suis sceptique sur toutes les infos qu'il me donne, son métier, ses origines, son accident, ...

 

Mais il arrive à me convaincre de lui parler au téléphone ce que je n'avais jamais accepté auparavant. Et ensuite j'accepte de le rencontrer et d'aller au restaurant avec lui.

C'est le samedi 12 juin 2010.

 

Photos-faites-par-carlos-033-copie-1.jpg

 

Le lendemain, il repasse me voir.

 

Nous avons discuté pendant des heures, nos expériences se ressemblent beaucoup. Et comme dit l'expression "qui se ressemble.................".

 

C'est comme ça que quelques jour plus tard, alors qu'il est rentré sur Toulouse nous commençons à dévoiler nos sentiments.

 

Nous avons tous les deux peur d'aller plus loin (nos expériences passées, la distance qui nous sépare, nos vies si diffrentes, ...).

 

Mais nos sentiments sont trop forts. On prend le risque d'aller plus loin.

 

Aujourd'hui, nous sommes heureux, nous avons acheté un appartement où je me suis installée début 2011.

Mes parents doivent venir  habiter Toulouse cet été.

 

 

Comme quoi la vie peut être dure mais parfois elle apporte aussi des joies.

 

  

Ne perdons jamais espoir

  

 

 

 

Par magali - Communauté : Les accidentés de la route
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